Précédent

Suivant

Titres Auteurs
Une femme est amour Gérard de Nerval
Le jour et la nuit Alphonse
Souvenir Alphonse



Une femme est amour

Une femme est l'amour, la gloire et l'espérance;
Aux enfants qu'elle guide, à l'homme consolé,
Elle élève le coeur et calme la souffrance,
Comme un esprit des cieux sur la terre exilé.

Courbé par le travail ou par la destinée,
L'homme à sa voix s'élève et son front s'éclaircit;
Toujours impatient dans sa course bornée,
Un sourire le dompte et son coeur s'adoucit

Dans ce siècle de fer la gloire est incertaine:
Bien longtemps à l'attendre il faut se résigner.
Mais qui n'aimerait pas, dans sa grâce sereine,
La beauté qui donne ou qui la fait gagner?

Gérard de Nerval





Le jour et la nuit je ne pense qu'à toi


Sous la lune qui scintille sur les milliers de toits,
Sous le soleil qui brille de ses reflets d'argent,
Peut importe l'endroit ou quelque soit le temps
Le jour et l'a nuit je ne pense qu'à toi.
Le coeur alourdi par les troubles de la vie
Ne voit que l'instant ou tu viendras vers moi,
Tu es le refuge de mon être meurtri,
Le jour et la nuit je ne pense qu'a toi.

Lorsque ton coeur commande un instant,
Quand je te sent t'éloigné de moi,
Mon coeur se croit à son dernier printemps;
Le jour et la nuit je ne pense qu'a toi.

Alphonse



Souvenir

Ville sans nom, endroit de mes rêves
Toi qui vit naître l'aube de ma vie,
Mon coeur, mon corps, mon être complet
Retient en tes mains ces doux souvenirs

Les années sur toi déposèrent leur mousse
Et bientôt mon age atteint avec elles
La pointe indécises de son triste été
Retient entre tes mains ces douces mémoires

Tu vis de tes yeux mon coeur s'enflammé
D'un amour sincère, d'un attachement sans bornes
Tu portes dans tes vents mes plus doux aveux
Qui encore longent les toits de tes maisons

Retient en ta coeur ces douces mémoires,
Puisque pour moi l'ombre s'affaisse.
Avec mes aveux mon coeur s'envole
Parmi les ondes des temps passé

Ville adorée tu me vis heureux,
Riant, jouant, rejetant le tristesse
Chéri dans ton coeur ces joies tant aimées
Retient en ton coeur ces mémoires bénies.

Tes rues tes sites, que foula ses pieds
Les promesses données, les baisers amoureux,
L'amour véritable, le rejet si cruel,
Tout à jamais vogue dans tes vents.

Retient en ton coeur ces doux souvenirs,
C'est de mon être l'ultime désir
Car toi seul sais faire revivre
La beautée des jours perdus.

Alphonse