Émilie
Journal: amour silencieux
cher ami,amour de mon coeur, j'aimerais tant tous t'avouer mais j'ai peu peur d'un refus, peur que ta reponse me blesse j'ai si mal ton indifférence magresse la crainte me paralise je garde le silence voila pourquoi c'est de la dumence. toi que j'aime silencieusement au fond de mon coeur je te garderais précieusement...l![]()
ettre à ma femme
Je sens venir la fin de ce que nous avons. C'est dure de penser à quitter ce rêve, ce paradis. La neige qui tombe dehors me rapelle comment froid l'hiver peut être et comment froid le monde sera sans toi pour réchauffer mon coeur. Je sais que ce sera aussi difficile pour toi que pour moi dans ce long tunnel qui nous mènes à la sortie. Mais je suis là à tes côtés je tiens ta main. On vois bien la porte de sortie, juste à l'ouvrir et sortir mais on se retourne et marchons contre le courrant. Peut être que nous ne voulons pas mourrir l' un sans l'autre. Reste encore un peu, combat ce cancer qui te ronge. Je t'aime.
gilles beauchamps
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Julie Savoie
La liberté n'est pas de faire ce que l'on veut mais bien de vouloir ce que l'on fait.
Un ami
Un ami c'est celui qui accompagne les siens à germer, à prendre racine et à s'épanouir.
Un vieil ami est souvent notre reflet dans le miroir.
Un vrai ami est la personne qui reconnaît et respecte nos libertés.
Un ami tu le garde si tu reste fidèle à toi-même, à ce que tu es et que tu vis réellement:))))
Insomnie ou Soleil nocturne :))) ( paradoxe de déstabilisation et de changements )
Linsomnie du début de nuit est souvent vécue comme angoissante, anxiogène. Elle robotise la peur et nous rends souvent impuissant devant les émotions à vivre, les actions à poser, les pensées ou cognitions à modifier. Les personnes envahissent la médecine naturelle ou traditionnelle pour se chercher la béquille, la pilule miracle le moyen de se geler le cerveau gauche et droit . On se cache de ses vérités, on sempêche de vivre intensément le seul moment de calme et de solitude on retarde le moment de prendre rendez-vous avec soi-même on sévite un bilan, on refoule les pensées qui ne peuvent jaillir dans le brouhaha de la journée.
Linsomnie en début de nuit est parfois utile pour réfléchir ne la cabossons pas de produits ou de pilules miracles. Nest-ce pas le seul temps de répit de la journée...seul...sans bruit...sans enfants...sans téléphone...sans interruptions diverses..... Les écrivains, les poètes ne sont-ils pas souvent ces pionniers du soleil nocturne ? Ce moment privilégié et accepté peut flamboyer dune toute autre couleur du noir il peut passer au jaune, à lorange, au rouge...si naturellement il est perçu , identifier, assimiler et intégrer différemment.
De rares exceptions dinsomnie pathologique relié à des maladies biologiques ou psychopathologique seraient celles qui pour éviter la décroissance de létat physique et mental auraient besoin dune béquille un certain moment .
Je crois quil faut changer les perceptions, les valeurs sur linsomnie du début de nuit. Ne serait-il pas un soleil nocturne nous permettant de voltiger dans nos rêves, nos désirs, notre créativité. Nous permettant de rejoindre nos pensées les plus profondes, qui souvent se cachent dans notre être et qui ne demandent quà souvrir, à germer, à prendre racine et à sépanouir. Nous pourrions dans notre solitude nocturne, être notre propre reflet, notre propre miroir. Nest-ce pas là le secret de notre mise en forme, le respect de notre propre liberté que de se permettre un moment à sa propre intimité ! ! ! !
Nous faisons le ménage de notre maison...pourquoi pas enlever la poussière de notre intérieur :)
Soleil nocturne quand je te vois....je te souris :))))))
La Joie
Tout le bonheur, toute la joie qui quelquefois frôlent mon coeur, je les regarde souvent
d'un air pessimiste. Depuis longtemps je me suis aperçu qu'ils ne sont qu'éphémères.
Lorsque je me lève le matin, que le soleil à l'horizon dore les toits endormis, et que un à un les travailleurs quittent le domicile, je me demande toujours: "Qu'est-ce qu'il va m'arriver aujourd'hui?" Toujours, oui toujours une circonstance inattendue vient noircir la beauté du jour, comme une éclipse.
Je pars, très heureux, lunch à la main; mais je sais que je reviendrai fatigué, déprimé, révolté. Ma joie n'est qu'un rêve matinal. L'autre jour, il était six heures de l'après-midi et rien n'avait entravé mon chemin. Étourdi par ce miracle si souvent convoité, je partis pour la salle de danse fredonnant des airs populaires. La vie me souriait, j'allais voir ma mie que j'aimais du plus profond amour. À sa vue, mon coeur sautait, au pinacle de son bonheur. On aurait dit que mes pieds flottaient sur les nués.
Mais, comme un sort lancé sur ma tête, la catastrophe, jusqu'à cet heure évitée, frappa comme sur le marteau sur l'enclume. Sans raison, sans le moindre avertissement, elle partit me laissant seul comme un poisson hors de l'eau.
Lorsque je suis angoissé, déprimé, c'est la réalité lorsque je suis heureux, baignant dans la lumière céleste, je rêve. Je remercie Morphée de m'envoyer à quelques instants de la vie des parties du bonheur; et je vis dans l'unique espoir qu'un jour, il viendra me chercher pour le sommeil éternel, où je trouverai la réponse à mes cris, là où je verrai l'amour véritable, l'amour de Dieu, la joie éternelle. D'ici là, résignation, prière et espoir.
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"...tout ce qui est dégueulasse porte un joli nom..." (air
connu)
"Le Dernier virage" et "D'une Catacombe l'autre" sont les titres des
deux thrillers de Nathaniel Thorne, le seul écrivain misanthrope au
Québec. Ces deux ouvrages lèvent le voile sur la vraie nature des
saintes nitouches et des punaises de sacristie qui se font un devoir de
se maintenir en état de grâce mais tuent joyeusement leur prochain au
nom de Dieu et de la foi.
En vente chez tout bon libraire. ![]()
Simon Bernier (§imm)
Journal: Bonjour!Depuis 1 an et demie,je joue a un jeu sur internet:SRP.C'est un jeu de course,donc certains d'entre vous on surement entendus parler a RDS.C'est pas un jeu ou vous testez vos talents de pilotes,c'est plus un jeu de strategie.Un jeu un comme les echecs,les dames,les jeux sur table.C'est comme un jeu de societe.
Un peu d'histoire.SRP etait au debut jouer sur des tables.Une piste ovale,des carreaux,16 voitures,et on roule!Ensuite,le jeu fut son saut sur l'Internet,en Mars 1997.Les joueurs sont vite venus et ca a devenus populaires aupres des amateurs de courses.Presque 2 ans plus tard,aujourd'hui,SRP compte beaucoup de personnes,des centairnes,voir des milliers.SRP a pris tellement d'empleur,qu'ils ont reussi a avoir une entente avec la nouvelle ecurie de Formule 1:B.A.R!IIL se pourrait meme que nul autre que Jacques Villeneuve soit le porte parole de SRP!En ce moment on roule sur des circuits ovale,mais avec l'accord de BAR,on va rouler sur le circuit de monaco,et peut-etre meme de TOUS les circuits de la Formule 1.Merci a la direction de SRP!
Si jamais vous etes interreser a venir courser a SRP,allez a www.srpro.com.
§imm,qui joue a SRP depuis juin 1997.
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Caroline
Allo tout le monde,
Dernièrement je suis acheter un cd donc j ai raffoler les premières notes qui en on
sortit.Je vous parle presentement du c d du groupe <<La Chicane>> que j
écoute sans cesse depuis plusieurs moi.Je dis a tout ceux qui aime de la bonne
muisque,c'est fait pour vous.C'est un heureux mélange de Noir Silence et de Éric
Lapointe alors si vous aimez ce style de musique et que vous voulez faire un achat d un
disque compact excellent je vous suggère celui-ci.Alors j 'espere que les intéresser y
couront acheter leur cd
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Véronique
Journal: Voici une petite nouvelle inspirée de faits réels mais pas tout à fait
autobiographique...
Jeanne avait lhabitude de tout faire avec beaucoup dintensité. Énormément
dintensité. À la voir, à voir ses yeux dun bleu intense, on pouvait deviner
que cette fille-là ne faisait rien à moitié. Elle apprenait avec intensité, elle
jouait du violoncelle avec intensité, elle aimait ses proches avec intensité, elle
croyait en Dieu avec intensité. Si son coeur avait pu battre plus vite, plus fort, nul
doute quelle y serait allée dun peu plus dintensité encore. Depuis
toujours, elle aimait pleinement la vie, elle dévorait toutes les connaissances que
lon mettait à sa portée. Elle voulait tout savoir, tout voir. Malheureusement,
elle avait également le défaut de sa qualité. À force de tout vivre à pleine
intensité, dêtre intensément dépressive ou de nager dans un bonheur intense,
elle avait fini par ne jamais fréquenter le juste milieu. Mais jamais cela ne lui avait
causé de réels problèmes, du moins jusquà ce mois de mai qui marqua son
destin
Jeanne avait décidé à la fin de se études secondaires de relever le défi de
poursuivre ses études en siences et en musique. Le rationnel et lirationnel tout à
la fois. Elle naurait su se contenter de lun seulement. Elle aurait voulu
trouver un endroit dans le monde où tout est parfait, où rien ne vient briser
léquilibre, mais elle savait bien que cet endroit nexistait pas, que partout
où lhomme avait posé le pied, il avait déséquilibré la nature. Elle cherchait
à travers la musique à atteindre la perfection dans le son, lharmonie suprême qui
ferait vibrer son âme et celle de son violoncelle à la même intensité - haute
intensité. À lopposé, la science lui permettait de chercher la vérité dans la
nature, de parcourir le temps jusquaux limites de la mémoire et de
limagination des hommes, dinvestiguer le minuscule et limmense.
Toutefois, le défi était de taille, et comme elle voulait tout faire sans toutefois
bâcler quoi que ce soit, sa qualité de vie devint progressivement inversement
proportionnelle au nombre dheures passées à étudier et à pratiquer. De plus,
elle occupait un emploi de vendeuse dans un magasin la fin de semaine afin damasser
une somme qui lui permettrait de voyager un peu.
À deux semaines de son examen de violoncelle, elle ne comptait plus ses heures de
pratique. Un soir, après une journée particulièrement éprouvante, elle se battait
contre elle-même pour pratiquer jusquà ce que la perspective de lexamen ne
leffraie plus. Elle y arrivait presque lorsquelle se souvint quelle
devait absolument embarquer dans le dernier train en direction de Ste-Thérèse,
sous-banlieue où le service de transport en commun cesse dêtre décent. Il lui
restait tout juste 40 minutes pour se rendre à la gare. Cétait peu, mais ça
pouvait suffire. Elle marcha dun pas pressé vers la station de métro. Un premier
métro arriva, bondé à un tel point quelle ny put pas entrer. Maudissant la
banlieue et les transports en commun, elle attendit le prochain non sans jeter de
fréquents coups doeil à sa montre
et il arriva. La chaleur du métro était
insupportable. Cétait une de ces journées où la chaleur intense est doublée
dune humidité accablante, où lon voit presque lair saturé de vapeur
deau. Jeanne jeta de nouveau un regard inquiet à sa montre. Les aiguilles
semblaient tourner plus vite que jamais
les sept heures approchaient dangereusement
et la tension montait. À six heures cinquante-huit, le métro sarrêta enfin à la
bonne station
mais il restait encore les innombrables marches à gravir et les 100
mètres séparant le métro de la gare. Tentant le tout pour le tout, Jeanne
sengagea dans une course effrénée. Ses efforts furent récompensés, elle monta
dans le train de justesse. À bout de souffle, exsudant toute leau de son corps,
elle alla rejoindre un siège libre dans le wagon presque vide. Mais elle avait fourni un
effort physique dune telle intensité quelle sécroula sur le siège
plutôt quelle ne sy assit. La satisfaction davoir réussi à attraper
le train était bien loin derrière la douleur intense quelle endurait. Son ventre,
sa tête, tout son corps lélançait à la fois. Mais cette satisfaction se retrouva
encore bien plus loin derrière lorsquelle vit arriver du devant du wagon le
contrôleur de tickets. Dans sa hâte, Jeanne navait pas eu le temps dacheter
un billet. À vrai dire, elle navait même pas eu le temps de songer à acheter un
billet. À mesure que le contrôleur sapprochait de son siège, elle prit son air le
plus pitoyable. Mais elle navait nul besoin de sefforcer. Elle se trouvait
vraiment dans un état lamentable. Ses cheveux noirs étaient plaqués sur son visage par
la sueur, ses yeux qui navaient rien perdu de leur intensité auraient fait chavirer
de pitié nimporte quel ête humain. Le temps qui tout à lheure filait à une
vitesse effrénée semblait maintenant sétirer à linfini. Le contrôleur,
que Jeanne navait jamais vu à bord du train, arriva enfin auprès delle et
lui demanda son ticket. Jeanne, le souffle encore court, tenta de lui expliquer sa
situation. Le jeune homme, qui semblait peu expérimenté, parut bien embêté.
«Mademoiselle, vous savez bien quil est interdit de monter à bord des trains sans
un titre de transport valide
» Mais en voyant Jeanne qui le regardait dun air
suppliant et désespéré en lui tendant largent qui aurait suffi à payer son
passage, il décida dalla tenter sa chance auprès de son supérieur. Ce fut une
erreur on ne peut plus funeste. Le contrôleur en chef, plus âgé que le précédent,
était un homme antipathique, à lair sévère ou plutôt à lair frustré.
Bien malin aurait été celui qui aurait réussi à attendrir son coeur. Pendant que le
jeune contrôleur était parti chercher son supérireur, Jeanne essaya tant bien que mal
de rassembler ses esprits. Mais en le voyant, elle sut immédiatement quelle ne
pourrait soutirer la moindre parcelle de compréhension de celui-ci. Il sapprocha
delle et lui demanda sèchement son titre de transport. Jeanne, qui ne se sentait
toujours pas mieux, déblatéra une fois de plus son histoire, vainement. Le contrôleur
écouta son récit, impassible, mais néprouva pas la moindre pitié pour Jeanne.
Intransigeant, il lui dit avec un air faussement bienveillant: «Je vais bien être
obligé de vous donner une contravention ma chère demoiselle. Cest 90$ pour la
première infraction. Et ne recommencez pas car le montant double à chaque infraction.»
En tant normal, Jeanne aurait accepté le constat dinfraction et reconnu ses torts,
non sans ruminer des idées noires sur les contrôleurs «obligés» de donner des
contraventions, qui les donnent en plus avec un air de sympathie tout à fait feint. Faire
semblant de ne pas avoir le choix, ne pas assumer son rôle tout à fait, voilà ce qui
agaçait considérablement Jeanne. Elle ne voulait pas la contravention ET la sympathie.
Lun ou lautre. Ainsi elle pouvait être intensément reconnaissante, ou
intensément enragée. Mais ce soir-là, Jeanne était si tendue, tant dans son corps que
dans son âme, quelle se mit à fondre en larmes (et en sueur). Mais, elle se
resaisit, se leva, et livra avec la force de désespoir le discours le plus intense
quelle prononça de sa vie. «Monsieur, dit-elle, vous nêtes quun
imbécile. Ce montant ne représente peut-être rien pour vous, il nira pas dans vos
poches de toute façon, mais il représente à lui seul plus dargent que je
nen gagnerai en une fin de semaine de travail entière. Cet argent que je gardais
précieusement pour voir le monde, je me le fais enlever par un homme qui ne voit pas plus
loin que le bout de son nez. Vos règlements, monsieur le contrôleur, vous vous cachez
derrière pour ne pas avoir à réfléchir, vous refusez lexception parce
quelle implique danalyser chaque cas séparément, alors quil est si
simple dappliquer pour tout les mêmes règles immuables. Vous choisissez la voie de
la facilité au détriment des autres, parce que vous êtes sans pitié et que vous avez
un coeur de pierre. Une machine ferait son travail aussi bien que vous. Mieux même! La
machine ne nous ferait pas chier avec ses airs faussement sympathiques et son sourire
feint. Monsieur le contrôleur, vous nêtes quune machine! UNE MACHINE!»
À peine avait-elle finit de prononcer ces mots quelle sécroula de nouveau
sur son siège. Cen était fini delle, de ses rêves de grandeur, de son
intensité. Elle avait disjoncté, pété un fusible. Des larmes de rage et
dimpuissance coulaient encore sur son visage, mais elle ny pensait plus, elle
nétait plus là. Quiconque eut regardé ces yeux à cet instant les aurait vus
séteindre subitement, comme séteint une télévision. Le courant avait
cessé de passer. Elle devint non seulement ce quelle redoutait le plus, une
machine, mais elle devint en plus une machine inutile. En sortant du train elle se rendit
machinalement jusquà son logis. Ses parents, qui ny comprenaient rien, se
rendirent bien compte que quelque chose nallait pas chez Jeanne. Enfin, rien
nallait plus. Ils lemmenèrent à lhôpital où, le jour suivant, on
leur annonça quelle était devenue folle et quelle serait internée. Pour
elle-même et pour eux, Jeanne était morte. Elle vécu, non, elle ne vécu rien,
elle resta longtemps dans cet hôpital psychiatrique, jusquà sa mort en fait. Elle
mourut pour la seconde fois à lâge de 42 ans, dun cancer du sein.
Dieu créa lhomme à son image, avec quelques imperfections. Lhomme créa la
machine à son image, avec quelques imperfections aussi. Mais aussi avec quelques
qualités en plus. La machine est machinale. Mais on peut remplacer le fusible disjoncté.
On ne pourra jamais remplacer le cerveau qui flanche
mais peut-être que si, un
jour
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Le Bistro
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